2018-Equipe InfoCancer

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2018-Equipe InfoCancer

Messagepar admin » jeu. 12 juil. 2018 11:49

L'équipe d'InfoCancer répond à vos questions.

Ces réponses correspondent à une prise de position générale. Elles ne remplacent pas les conseils personnalisés d’un médecin spécialiste. Les noms de médecins, établissements de traitement et produits ne sont pas cités dans un but publicitaire ni de recommandation. Ils se bornent à indiquer des sources d’information.

Quelques questions et réponses ont été traduites dans une autre langue nationale. Si vous avez des questions complémentaires, veuillez vous adresser aux conseillères spécialisées de la Ligne InfoCancer, au numéro gratuit 0800 11 88 11, ou par e-mail à helpline@krebsliga.ch.

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Cyperknife

Messagepar admin » jeu. 12 juil. 2018 11:54

Question de Krebliga

Berne a un Cypernife à l’Hôpital de l’Île, Bâle pas. Quelles expériences a-t-on faites avec cet appareil ? J’ai un cancer de la prostate. L’urologue propose d’opérer ou d’effectuer 40 séances de radiothérapie à la clinique universitaire. Je ne veux pas devenir impuissant. J’ai regardé le film avec le médecin-chef, le professeur Aebersold, à l’Hôpital de l’Île.

Réponse de Cornelia, conseillère spécialisée à la ligne InfoCancer
Bonjour,
Vous avez un cancer de la prostate et vous vous trouvez devant une décision difficile : vous faire opérer ou vous soumettre à une radiothérapie. Vous vous demandez par ailleurs quel serait le meilleur hôpital pour votre traitement. Votre urologue aimerait vous envoyer à l’Hôpital universitaire de Bâle. Le fait que l’Hôpital universitaire de Berne (Hôpital de l’Île) dispose d’un Cyberknife alors que la clinique de radio-oncologie de celui de Bâle utilise une autre technique vous inquiète ; vous vous demandez si la radiothérapie sera aussi précise.
Cyberknife® est une marque déposée, le « nom » d’une technique de radiothérapie stéréotaxique. Tous les centres de radio-oncologie en Suisse proposent la radiothérapie stéréotaxique. Ce terme signifie que la technique utilisée permet d’irradier la tumeur sous une multitude d’angles différents, ce qui ménage au maximum le tissu sain environnant, car les différents rayons administrés sont moins forts individuellement et pénètrent ainsi moins profondément ; en d’autres termes, ils ne dépassent pas leur cible. La dose à administrer est donc atteinte non pas en utilisant un petit nombre de faisceaux « puissants », mais en cumulant un grand nombre de faisceaux « plus faibles ». Quelques centres de radiothérapie administrent la radiothérapie stéréotaxique non pas au moyen du Cyberknife® mais d’autres appareils. Ceux-ci ne portent pas le même nom, mais ils fonctionnent selon le même principe. Il s’agit également d’accélérateurs linéaires avec contrôle intégré virtuel des images, système de détection des tumeurs et compensation simultanée des mouvements respiratoires.
D’après ce que vous indiquez, vous avez probablement un cancer de la prostate localisé sans signe de métastases. Dans cette situation, les hommes concernés ont généralement le choix entre plusieurs options thérapeutiques en fonction de la taille de la tumeur, de son degré d’agressivité, de ses caractéristiques exactes définies lors de l’examen de pathologie, du taux de PSA et d’autres paramètres. Pour prendre votre décision, faites-vous conseiller de manière approfondie par l’urologue et le radio-oncologue et demandez éventuellement un deuxième avis pour connaître les possibilités dont vous disposez, leurs avantages et leurs inconvénients et la meilleure option dans votre cas particulier.
Discutez de vos hésitations, de vos craintes et de vos peurs en lien avec la technique de haute précision utilisée à Bâle et les séquelles possibles de la radiothérapie (risque d’impuissance et d’incontinence) avec votre urologue traitant et le radio-oncologue responsable.
Je vous adresse mes meilleurs vœux et mes salutations les plus cordiales.

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Complétement indécis

Messagepar admin » jeu. 12 juil. 2018 12:32

Question de : dsch

Chères conseillères,
J’ai effectué une mammographie en mars de cette année (programme DONNA). À la suite de cela, j’ai dû faire des investigations complémentaires pour une zone particulière (sein gauche, 7 cm à partir du mamelon, zone située « à 1 heure »), d’abord une échographie (chez le gynécologue), puis une nouvelle radiographie (hôpital de Wil, comme pour la mammographie). Ces examens n’ont pas débouché sur un résultat clair. À la suite de cela, j’ai été convoquée à la clinique Stephanshorn pour une IRM et j’ai dû refaire une échographie. Le médecin a examiné mes kystes, dont la présence était déjà connue, pendant plus de dix minutes. Il a voulu en rester là en disant que tout était en ordre. J’ai réagi en lui disant qu’il n’avait pas du tout contrôlé l’endroit suspect. Il a été surpris et a encore cherché pendant environ 30 secondes, mais pas de manière approfondie ; il a brièvement fait pivoter l’IRM et dit que non, ce n’était rien, qu’il faudrait refaire une échographie dans une année. Le lendemain, mon gynécologue m’a informée que tout était en ordre. J’ai expliqué à son assistante que je n’étais pas d’accord avec l’examen et que je serais heureuse que le gynécologue reprenne encore une fois l’IRM pour l’examiner de près. À la suite de cela, je n’ai plus rien entendu. Au bout de cinq semaines, j’ai rappelé et parlé avec le gynécologue lui-même cette fois, car je voulais savoir s’il avait regardé l’IRM au bon endroit. Mais il ne m’a pas donné de réponse concrète, il s’est contenté de défendre le médecin-spécialiste en disant qu’il savait ce qu’il faisait et que oui, il avait encore regardé l’IRM avec lui. Quand je lui ai à nouveau demandé s’il l’avait examinée au bon endroit, je n’ai pas reçu de réponse concrète. Il s’est senti attaqué, alors que je n’avais pas remis en question les compétences du spécialiste, mais critiqué le fait qu’il ne s’était pas préparé à l’examen. À présent, je ne sais pas si je dois laisser tomber ou reprendre éventuellement contact avec le programme DONNA ou m’adresser ailleurs...

Réponse de Lilian Rey, conseillère spécialisée à la Ligne InfoCancer

Chère dsch,

Le programme Donna est un programme de dépistage ; il vise à détecter la présence d’un éventuel cancer du sein avant l’apparition de symptômes. Décelé au stade précoce, le cancer du sein peut être soigné avec succès dans la plupart des cas et le traitement est moins lourd. Mais comme lors de tout examen de dépistage, il peut parfois y avoir des résultats faux négatifs (une mammographie est jugée normale alors qu’il y a un cancer du sein) ou faux positifs (la mammographie décèle une anomalie qui, lors des investigations complémentaires, se révèle bénigne).

Ces résultats peuvent inquiéter la femme concernée, comme dans votre cas. La situation est encore plus pesante lorsque les investigations complémentaires ne débouchent pas sur un résultat clair. Vous avez reçu un rapport rassurant sur la base de la deuxième mammographie, mais vous n’êtes pas sûre qu’il soit fiable et vous vous demandez à présent ce que vous devriez faire.

Vous pouvez participer au programme de dépistage du cancer du sein tous les deux ans, donc au plus tôt à partir de mars 2020. Vous ne pouvez pas prendre contact avec ce programme pour clarifier des résultats suspects. Mais vous pouvez vous adresser en tout temps à un
centre du sein certifié pour demander un deuxième avis médical indépendant. Vous pouvez obtenir les clichés et les rapports nécessaires auprès des hôpitaux concernés. Renseignez-vous auprès de votre caisse-maladie avant la consultation pour savoir si le coût d’un conseil spécialisé supplémentaire est remboursé dans votre cas. Il est toutefois probable que vous devrez prendre les frais à votre charge.

Je vous adresse tous mes vœux, en espérant que vous trouverez très bientôt une solution qui vous convient.

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Des saignements gencives

Messagepar admin » jeu. 19 juil. 2018 11:14

Question de Pitti

Des saignements subits des gencives sont-ils normaux pendant une immunothérapie ?

Réponse de Fabiola In-Albon, conseillère spécialisée à la ligne InfoCancer

Bonjour Pitti,
Vous aimeriez savoir s’il est normal d’avoir des saignements des gencives pendant une immunothérapie.

Les immunothérapies font partie des
thérapies dites ciblées.
Elles visent à permettre au système immunitaire de reconnaître les cellules cancéreuses et de les combattre.
Les thérapies ciblées peuvent elles aussi avoir des effets secondaires. Ceux-ci rappellent souvent les symptômes d’une infection grippale : fièvre, manque d’appétit ou nausées, affaiblissement, maux de tête et douleurs articulaires notamment.

Des saignements des gencives peuvent se produire pendant une immunothérapie en cas de diminution des globules blanc et des plaquettes sanguines. La baisse des globules blancs entraîne un risque accru d’infection, celle des plaquettes une tendance aux saignements.

Il est important que vous signaliez ce problème à l’équipe médicale. Elle pourra vérifier si vos valeurs sanguines sont normales et vous donner des conseils pour soigner vos saignements.

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En tant que parents, quel soutien pouvons-nous apporter à notre fille atteinte d’un cancer ?

Messagepar admin » lun. 30 juil. 2018 13:46

Question de Somer

Ma fille a appris il y a quelques jours qu’elle souffrait d’une tumeur au cerveau, située près du nerf optique. Cette nouvelle a été grand choc pour nous. Je souhaiterais savoir de quelle manière nous pouvons soutenir notre fille en tant que parents dans cette période très difficile. Elle a 35 ans et elle est maman de deux jeunes enfants.

Réponse de Cornelia Orelli, conseillère spécialisée de la Ligne InfoCancer
Bonjour Madame Somer,
Vous avez appris récemment que votre fille âgée de 35 ans souffrait d’une tumeur au cerveau. Elle est maman de deux jeunes enfants.
Cette nouvelle vous a bouleversée. Vous êtes à présent plongée dans l’incertitude, l’angoisse et la peur et vous vous sentez désemparée. Vous aimeriez apporter votre soutien à votre fille et savoir quelle attitude adopter vis-à-vis d’elle.

Pouvez-vous envisager de demander à votre fille : « Que puis-je faire pour toi ? » ? De cette manière, vous pouvez répondre à ses besoins personnels du moment et ne courez pas le risque de l’assaillir avec des services bien intentionnés ou de la submerger de conseils qu’elle pourrait considérer comme inappropriés, inutiles et inopportuns.

Dans de telles situations, la plupart des personnes concernées ont besoin d’avoir le sentiment de conserver au maximum leur normalité et leur autonomie. Elles apprécient de pouvoir se confier à quelqu’un sans être contraintes de suivre des conseils bien intentionnés, ni être jugées sur leurs décisions personnelles. Si vous êtes à l’écoute de votre fille, que vous vous intéressez à sa façon individuelle de gérer sa maladie et ses conséquences en la questionnant avec tact et que vous faites également attention à vous et à votre santé tant physique que psychique, vous serez d’une aide et d’un réconfort certains pour votre fille.

Le cancer affecte également les proches de la personne concernée : vous aussi, en tant que parents, devez « accuser le coup » et vous adapter aux nouvelles circonstances. Il peut être judicieux de vous tourner vers un centre de consultation pyscho-oncologique, pour vous aider dans un premier temps à assimiler la nouvelle mais aussi, sur le moyen et le long terme, à gérer les changements d’humeur qu’engendre cette situation. Votre Ligue cantonale ou régionale vous fournira des adresses dans votre secteur.
Une brochure intitulée « Accompagner un proche atteint de cancer » a par ailleurs été rédigée à l’intention de l’entourage des personnes atteintes. Vous y trouverez des conseils qui, je l’espère, vous seront utiles.

Enfin, sachez que le site Internet http://www.famoca.ch (en allemand) propose une offre de soutien aux familles dont un parent est touché par le cancer. Nous mettons également à disposition des aides pour la communication auprès des enfants.
Je vous souhaite d’avancer avec force et confiance.

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Prognose

Messagepar admin » lun. 30 juil. 2018 14:54

Question de Dani 66

Bonjour, en 2014, mon père a subi une lobectomie gauche pour un hépatocarcinome sur foie cirrhotique. En 2018, 4 récidives ont été constatées, la plus grosse d’environ 5 cm, ainsi qu’une métastase d’une tumeur occulte ... il a 84 ans et son état de santé est bon. Il va bien. Personne ne veut s’exprimer sur ses chances de survie, même pas dans les grandes lignes. Pourtant, j’imagine que toutes les conditions sont réunies pour informer la famille qui devrait aussi se préparer à cette éventualité. Pourriez-vous me donner votre avis ? Je vous en serais très reconnaissante. Malheureusement, à la douleur morale s’ajoutent aussi parfois des situations objectives qu’on aimerait maîtriser. Merci beaucoup.

Réponse de Cornelia Orelli, conseillère spécialisée de la Ligne InfoCancer

Bonjour Dani 66,

Jusqu’à présent, aucun pronostic n’a été émis. Personne ne semble en mesure de prévoir l’évolution et l’issue de la maladie dont souffre votre père. Nous non plus, nous ne sommes pas aptes à évaluer ses chances de survie, d’autant que nous n’avons pas reçu une formation médicale spécialisée. Il est important pour vous de savoir combien de temps il lui reste à vivre, car comme c’est souvent le cas, outre la souffrance morale, vous faites aussi face à des difficultés pratiques liées à la maladie, d’ordre financier peut-être. Pour bénéficier d’un conseil plus approfondi et d’un soutien actif de type psychosocial, vous pouvez vous adresser, si vous nous écrivez d’Italie, à l’Associazione italiana malati di cancro, parenti e amici (http://www.aimac.it). En revanche, si votre père vit en Suisse italienne, vous pouvez vous adresser à la
Ligue tessinoise contre le cancer ou à la Ligue cantonal dans votre région.
Je vous souhaite bon courage, armez-vous de patience et gardez confiance.
Meilleures salutations.

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Effets indésirables de la radiothérapie

Messagepar admin » mar. 31 juil. 2018 11:21

Question de moni2018
J’ai été opérée en mars suite à la détection d’une tumeur cancéreuse maligne au niveau buccal et maxillaire (mâchoire inférieure, etc.). Après plus de 30 séances de radiothérapie et deux séances de chimiothérapie, je ne peux désormais ingérer que des aliments liquides. Mon système immunitaire s’en trouve extrêmement affaibli et je souffre de fortes brûlures dans la bouche. Je dois payer de ma poche la quasi-totalité du coût d’un « anesthésique local », soit près de 90 euros. On vient aussi de me conseiller la préparation « Orthomed » pour atténuer les symptômes. Compte tenu de ma situation financière, j’aimerais en savoir plus avant de me décider. Est-ce que quelqu’un a déjà testé ce produit et est-ce qu’il fonctionne ? Existe-t-il d’autres solutions qui pourraient m’aider à retrouver l’appétit ? Je ne pèse plus que 58 kg et j’ai déjà été transportée aux urgences tellement je suis affaiblie. Je vous serais très reconnaissante de me répondre en toute honnêteté. Cordialement, Monika

Réponse de Fabiola In-Albon, conseillère spécialisée à la ligne InfoCancer
Bonjour moni2018,

Vous avez traversé une période difficile, impliquant radiothérapie et chimiothérapie, et les effets secondaires de votre traitement sont encore éprouvants.

Combinées à une chimiothérapie, les séances de radiothérapie au niveau de la bouche provoquent très souvent une forte inflammation des muqueuses, appelée « mucite ».
Ces troubles sont très désagréables et douloureux pour les personnes concernées.

En cas de mucite importante, il est primordial de veiller à une bonne hygiène dentaire et buccale. Dans la mesure du possible, optez pour une brosse à dents souple et un dentifrice doux (dentifrice pour enfants).
Les rayons engendrent souvent une réduction de la production de salive et donc une sensation de bouche sèche. Pour préserver l’humidité des muqueuses buccales, vous pouvez vous rincer rapidement la bouche plusieurs fois par jour avec de la tisane de romarin, de la mauve ou tout simplement de l’eau.
Des analgésiques peuvent également s’avérer efficaces. N’hésitez pas à parler de vos douleurs à votre médecin traitant.

Je ne connais pas la préparation « Orthomed » que vous avez mentionnée dans votre message. Comme vous ne consommez que des aliments liquides à l’heure actuelle, il faut vous assurer un apport suffisant en protéines et en calories.
Il existe, en guise de complément alimentaire spécifique, des boissons liquides enrichies en calories et en protéines (par exemple des marques Fresubin ou Ressource). Votre médecin traitant pourra vous orienter vers un spécialiste de la diététique. Si les boissons sont prescrites par un diététicien ou par un médecin, les caisses-maladie prennent généralement en charge ces frais.

Vous pouvez aussi ajouter du séré à la crème ou encore de la maltodextrine (mélange de glucides soluble dans l’eau) à votre alimentation. Vous trouverez de nombreux conseils et informations dans la brochure
« Difficultés alimentaires en cas de cancer ».

J’espère que ces renseignements vous seront utiles et que vos symptômes s’atténueront dès que possible.

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Cancer du poumon: quelle suite après la chimiothérapie

Messagepar admin » lun. 13 août 2018 13:48

Question de Lisaaa
J’ai été opérée du poumon le 19 juin 2018, un lobe supérieur gauche et sept ganglions ont été retirés, un prélèvement était positif, mes valeurs ACE sont maintenant de 4,26, donc pas d’évidence de cancer, mais ils veulent quand même faire une chimio adjuvante de cisplatine-vinorelbine sur quatre cycles, est-ce vraiment nécessaire ?

Réponse de Rita Lang, conseillère de la Ligne InfoCancer
Bonjour Lisaaa,
En juin, vous avez subi une opération du poumon lors de laquelle un lobe et sept ganglions ont été retirés. Cet acte chirurgical est désigné comme une lobectomie avec lymphadénectomie. L’objectif d’une telle opération est de procéder à l’ablation totale de la tumeur avec une marge de sécurité, mais en préservant autant que possible le tissu pulmonaire. On appelle cela une résection R0. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la brochure
Cancer du poumon de la Ligue suisse contre le cancer.

Les autres recommandations thérapeutiques dépendent des analyses des tissus prélevés effectuées au microscope et en laboratoire. Le stade de la maladie est déterminé au moyen de ces résultats.

Vous écrivez que l’un des résultats était positif. Ce qui signifierait que des cellules cancéreuses ont été mises en évidence dans les échantillons tissulaires d’un ganglion. Autant que vos indications permettent d’en juger, cela devrait expliquer qu’une chimiothérapie adjuvante ait été recommandée. Adjuvantes est le qualificatif appliqué aux thérapies complémentaires destinées à détruire d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles après l’opération.

Je vous recommande de soumettre vos questions à votre oncologue. Vous avez le droit que toutes les étapes du traitement vous soient expliquées de manière compréhensible afin de pouvoir prendre ensuite une décision éclairée. Une discussion permet de clarifier et de soupeser les avantages et les inconvénients des différentes étapes thérapeutiques.

Je vous transmets mes vœux les meilleurs pour les décisions à venir et la suite de votre rétablissement.
Cordiales salutations

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De troubles cognitifs chimio-induits

Messagepar admin » lun. 13 août 2018 13:58

Question de Lindy

Bonjour,
Cela fait maintenant près de deux ans que l’on m’a diagnostiqué un cancer du sein. La chimio néoadjuvante a duré environ cinq mois. La dernière a eu lieu en janvier 2017 et a été suivie d’une chirurgie conservatrice et d’une radiothérapie. En novembre 2017, j’ai subi une seconde opération (excavation et reconstruction), la reconstruction n’a malheureusement pas donné un résultat satisfaisant. J’ai toujours pas mal de problèmes physiques. Je suis loin d’être aussi en forme qu’avant la chimio. Ma capacité de concentration a fortement baissé et mon QI aussi… J’ai pris du poids (dix kg, mais seulement au terme de la chimio). J’ai fait contrôler la thyroïde et mes taux d’hormones, tout est normal. La question qui me préoccupe est de savoir si mes performances intellectuelles vont à nouveau s’améliorer. J’ai perdu beaucoup de cils et de sourcils, si bien qu’on ne les voit quasiment pas. J’ai donc toujours mon « visage du cancer » (après un an et demi). Dois-je me résigner, ou y a-t-il toujours un espoir qu’ils repoussent ?

Réponse de Fabiola In-Albon, conseillère à la Ligne InfoCancer

Bonjour Lindy

Vous avez suivi une thérapie anticancéreuse et souffrez toujours de ses effets secondaires.
Vos performances intellectuelles réduites et vos cils et sourcils clairsemés vous posent entre autres problème.

Après une chimiothérapie, de nombreuses personnes souffrent pendant quelque temps de difficultés de concentration et d’une baisse de leurs capacités intellectuelles. Mais il est certain que votre QI n’a pas souffert de la thérapie. Il existe aujourd’hui un vocable spécialisé décrivant ces anomalies : on parle de troubles cognitifs chimio-induits ou de chemobrain en anglais.
Il désigne les problèmes de concentration et d’apprentissage qui se manifestent pendant et après une chimiothérapie.
Chaque personne vit cette situation différemment et peut ressentir des symptômes variables comme :
• Trous de mémoire
• Inattention et distraction intempestive
• Problèmes d’apprentissage
• Difficultés à trouver un mot et à le prononcer

Malheureusement, aucune thérapie ciblée ne permet d’y remédier.
Parlez-en à vos amis et à votre famille. Il est important qu’eux aussi comprennent ce qui vous arrive afin qu’ils puissent partager vos sentiments et ainsi mieux vous soutenir.
La Haute école zurichoise de sciences appliquées a édité une brochure d’information (en allemand) avec quelques idées à l’intention des personnes concernées.
Elle s’intitule :
Ein Nebelhirn nach der Krebstherapie -Wenn der Kopf nicht mehr funktioniert wie zuvor. Vous pouvez commander cette brochure à l’adresse suivante :

Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften
Departement Gesundheit, Institut Pflege
Technikumstrasse 71
8401 Winterthur
Tél. 058 934 63 20

Il est difficile de dire si, et quand, vos cils et sourcils vont repousser. Les poils corporels mettent un certain temps à repousser, mais un an et demi c’est long. Connaissez-vous la brochure de la Ligue suisse contre le cancer
« Soigner son apparence pendant et après la thérapie » ?
Vous trouverez des trucs pour soigner votre image corporelle et vous maquiller.

Cordiales salutations

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https://www.donna-programm.ch/de/willkommenzum-donna-programm.html

Messagepar admin » lun. 10 sept. 2018 10:41

Question de Wendi56
Je viens de terminer un mois de traitement par rayons et je ressens des tiraillements et des douleurs sur la poitrine. Mes mamelons en particulier sont très irrités. On m’a conseillé des cataplasmes au fromage blanc, qui ont d’abord semblé me soulager, mais j’ai finalement l’impression que cela ajoute à l’inflammation. Les lotions à l’urée que le service d’oncologie m’avait données irritent elles aussi ma peau et provoquent l’apparition de boutons. Pourriez-vous m’indiquer une autre solution ?

Réponse de Lilian Rey, conseillère spécialisée à la ligne InfoCancer
Bonjour

Suite à la radiothérapie de votre poitrine, vous souffrez de tiraillements et de douleurs sur la peau de vos seins, en particulier au niveau des mamelons. Il vous a été conseillé d’appliquer sur l’épiderme des cataplasmes au fromage blanc et des lotions contenant de l’urée, ce qui ne vous a toutefois apporté aucun soulagement. C’est pourquoi, vous recherchez aujourd’hui une solution alternative.

Le fromage blanc peut avoir un effet agréablement rafraîchissant et calmer provisoirement la douleur. Il faut néanmoins veiller, en réalisant le cataplasme, à ne pas inclure le mamelon. L’urée a la propriété de retenir l’eau. C’est pourquoi elle est utilisée dans de nombreuses crèmes et lotions conçues pour hydrater durablement la peau. L’urée peut aussi générer une sensation de brûlure si la peau sur laquelle elle est appliquée n’est pas parfaitement intacte, y compris lorsqu’elle n’est que très superficiellement altérée. Il existe d’autres types de crèmes et lotions – à base de dexpanthenol par exemple – qui favorisent la régénération cutanée et qui seraient probablement mieux tolérées par votre peau. Veillez dans le choix de votre produit à éviter les pommades grasses et à privilégier les crèmes à pouvoir hydratant.

Vous pouvez atténuer les douleurs ressenties au niveau des mamelons en utilisant des coussinets d’allaitement ou d’autres accessoires de ce type pour les protéger des pressions et frottements exercés par le soutien-gorge ou les vêtements.

En règle générale, les services de radio-oncologie appliquent certaines normes en matière de soins cutanés et pourront vous recommander un autre produit spécialement adapté à votre peau sensibilisée par l’exposition aux rayons – même si vous avez achevé votre thérapie. Vous pouvez également demander conseil à votre pharmacien. Dans tous les cas, il est important d’utiliser dans la mesure du possible un produit exempt de colorants, de parfums et de conservateurs, qui pourraient accentuer l’irritation de votre peau.


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