2021 – Santé et tumeurs masculines

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2021 – Santé et tumeurs masculines

Messagepar admin » mer. 20 oct. 2021 12:03

Avez-vous des questions au sujet de la santé ou/et des tumeurs masculines?

Posez-les dès le début du mois de novembre, et ce jusqu’à la mi-décembre 2021, des experts répondent par écrit à vos questions.


Dominik Abt, Dr méd., spécialiste en urologie, spécialisé en urologie opératoire, co-médecin-chef en urologie,
Centre hospitalier Bienne
Guido Biscontin, spécialiste du dépistage à la Ligue suisse contre le cancer
Richard Cathomas, Dr med., privat-docent, spécialiste FMH en oncologie médicale et en médecine interne générale, médecin-chef adjoint du service d’oncologie et d’hématologie de l’Hôpital cantonal des Grisons
Aurelius Omlin, Dr med., privat-docent, spécialiste en oncologie, médecin-chef de la clinique d'oncologie médicale et d'hématologie, Hôpital cantonal de Saint-Gall

Quelques questions et réponses ont été traduites dans une autre langue nationale. Si vous avez des questions complémentaires, veuillez-vous adresser aux conseillères spécialisées de la Ligne InfoCancer, au numéro gratuit 0800 11 88 11, ou par e-mail à helpline@liguecancer.ch.

Les réponses suivantes correspondent à une prise de position générale. Elles ne remplacent pas les conseils personnalisés d’un médecin spécialiste. Les noms de médecins, établissements de traitement et produits ne sont pas cités dans un but publicitaire ni de recommandation. Ils se bornent à indiquer des sources d’information.

Vous trouvez des informations supplémentaires et le lien pour le formulaire sur la page d’accueil du forum.

Meilleures salutations
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Symptômes du cancer du testicule: quand faut-il faire des examens ?

Messagepar admin » mar. 9 nov. 2021 15:20

Question de Herbstwind
Bonjour,
Il y a environ trois semaines, j’ai découvert par hasard qu’un gonflement ou quelque chose s’était formé dans mon scrotum. Cela ressemble à un nœud – en fait je ne sais pas trop comment appeler cette grosseur. Quoi qu’il en soit, jusqu’à présent, je ne sentais que deux testicules lorsque je palpais mon scrotum, et maintenant c’est deux et un quart, si je peux m’exprimer ainsi.

Aujourd’hui, j’ai congé et j’ai cherché les symptômes pouvant indiquer un cancer du testicule sur le site de la Ligue contre le cancer. Un des symptômes mentionnés – sensation de lourdeur, de tiraillement ou de tension dans la zone des testicules / infertilité / gonflement des glandes mammaires – s’applique à ma situation, à savoir l’infertilité (ma femme et moi n’avons jamais eu d’enfants, et il n’a jamais été possible de déterminer pourquoi). Je me sens en bonne santé et je n’ai aucune gêne dans le bas-ventre.

Ma question : sur la base de ce constat, me recommandez-vous de me rendre dans mon cabinet HMO pour faire examiner mes testicules ? Au cours des trois dernières semaines, la grosseur ne s’est pas développée et est restée stable.
Merci beaucoup pour votre réponse,

Réponse du Dr med. Richard Cathomas
Il y a trois semaines, vous avez découvert accidentellement un gonflement/ un nœud sur votre scrotum. Sur le site Internet de la Ligue suisse contre le cancer, vous avez trouvé des informations à ce sujet et vérifié quels symptômes du cancer du testicule pourraient vous concerner. De manière générale, vous vous sentez en bonne santé et n’avez aucune douleur au niveau du bas-ventre. Le gonflement/ la masse n’a pas évolué ou grossi au cours des trois dernières semaines.

Vous vous adressez à nous pour savoir si vous devez vous rendre dans un cabinet HMO et faire examiner vos testicules à la suite de votre constat. C’est très bien d’avoir pris contact : en vous informant de manière exhaustive, vous prenez soin de votre santé. Il ressort de votre description que vous avez remarqué des écarts de taille par rapport à un testicule « normal ». De tels écarts par rapport à la norme peuvent déclencher un sentiment d’insécurité. Nous vous suggérons de vous faire examiner par votre médecin généraliste afin de clarifier la situation. Il peut s’agir de quelque chose d’inoffensif, auquel cas une simple surveillance pourrait suffire, ou peut-être votre cabinet HMO (le cabinet de votre généraliste) vous orientera-t-il vers un urologue. Ces spécialistes demanderont des examens complémentaires si nécessaire.

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Cancer de la prostate?

Messagepar admin » ven. 12 nov. 2021 9:55

Question de Peter
Comment savoir si on a le cancer de la prostate

Réponse du Dr med. Aurelius Omlin
Je vous conseille de discuter de votre question avec votre médecin généraliste.

Les signes et symptômes du cancer de la prostate comprennent ceux-ci :
  • besoin d’uriner plus souvent (mictions fréquentes), surtout la nuit;
  • besoin pressant ou soudain d’uriner (mictions urgentes);
  • difficulté à commencer à uriner (effort à la miction);
  • jet d’urine faible ou lent;
  • jet d’urine qui s’interrompt (il commence, puis il s'arrête);
  • incapacité de vider complètement sa vessie;
  • difficulté à contrôler sa vessie (incontinence), ce qui peut entraîner des fuites urinaires;
  • présence de sang dans l’urine ou le sperme ;
  • sensation de brûlure ou douleur lorsqu'on urine;
  • inconfort ou douleur quand on est assis, parce que la prostate est enflée;
  • éjaculation douloureuse;
  • difficulté à avoir une érection (dysfonctionnement érectile).
En l’absence de symptômes, deux tests sont disponibles pour détecter le cancer de la prostate à un stade précoce :
  • la mensuration de l’antigène prostatique spécifique (APS) dans le sang et
  • le toucher rectal (TR).
Il est conseillé de parler de la détection précoce du cancer de la prostate avec son médecin généraliste. Le recours au dosage du PSA est recommandé exclusivement chez le patient informé.

En cas de symptômes, on peut avoir recours aux tests qui suivent pour écarter ou confirmer un diagnostic de cancer de la prostate :
  • Questionnement de la part du médecin sur les symptômes qui laissent croire à un cancer de la prostate, les possibles risques individuels et les antécédents familiaux de cancer de la prostate.
  • Examen physique de la part du médecin pour rechercher d’éventuels signes de cancer de la prostate. Dans le cadre de cet examen physique le médecin introduit un doigt ganté dans le rectum afin de vérifier la taille et la forme de la prostate et la présence de masses ou de régions anormales (toucher rectal).
  • Tests de dosage des marqueurs tumoraux tels que le test de l’APS. L’APS est une protéine produite exclusivement par la prostate. Un taux d’APS supérieur à la normale peut indiquer la présence du cancer de la prostate. Le taux d’APS peut aussi être élevé chez les hommes atteints d’une affection non cancéreuse de la prostate, comme l’hyperplasie bénigne (augmentation du volume) de la prostate ou la prostatite (infection de la prostate).
  • Formule sanguine complète (FSC) pour évaluer l’état général de santé et détecter tout signe d’infection.
  • Analyse biochimique sanguine pour établir le stade du cancer de la prostate.
  • Echographie transrectale pour guider l’aiguille qui sert qui sert à prélever du tissu de la prostate (biopsie), mesurer la taille de la prostate, vérifier la présence de régions anormales dans la prostate.
  • Biopsie : prélèvement de tissus ou de cellules de la prostate par la paroi du rectum, le périnée (région située entre le scrotum et le rectum) ou l’urètre afin qu’ils sont analysés en laboratoire. Le rapport de pathologie indiquera s’il y des cellules cancéreuses dans l’échantillon.
  • Dans des cas sélectionnés on peut enfin avoir recours à des examens d’imagerie et de médecine radionucléaire tels que la résonance magnétique, la scintigraphie osseuse ou la tomodensitométrie.
Pendant le processus de diagnostic il est important de garder à l’esprit que d’autres affections médicales peuvent causer des symptômes semblables à ceux du cancer de la prostate et que pas tous les examens diagnostiques mentionnés sont indiqués dans chaque cas individuel.

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Taux de PSA monté après une prostatectomie

Messagepar admin » lun. 15 nov. 2021 14:27

Question de Ptitclaudy
Bonjour,
Agé de 68 ans, j'ai eu une prostatectomie radicale en 2010. Depuis 18 mois, mon PSA est remonté à 0.006, puis 0.12, puis 0.13 et maintenant 0.14. Ma question: s'agit-il obligatoirement d'une récidive biologique? Si oui, est-il déjà possible de réaliser un Petscan pour déterminer l'endroit de l'éventuelle récidive? Merci de votre réponse

Réponse du Dr med. Aurelius Omlin
Bonjour,
Après une prostatectomie radicale, le taux de PSA devrait se situer au-dessous de la limite de détection ou à peine au-dessus. Une augmentation du taux de PSA ne permet pas de poser un diagnostic fiable à elle seule, mais elle peut indiquer que des cellules cancéreuses de la prostate sont actives quelque part dans l’organisme. Après l’opération, on distingue deux catégories de risque :
  • risque faible : temps de doublement du PSA supérieur à une année et agressivité de la tumeur de niveau 1-3 d’après l’examen histologique (selon ISUP/OMS) ;
  • risque élevé : temps de doublement du taux de PSA inférieur à une année et agressivité de la tumeur de niveau 4 ou 5 d’après l’examen histologique (selon ISUP/ OMS).
Une récidive peut survenir dans la zone opérée ou sous forme de métastases dans d’autres organes. Cette distinction est importante, car elle détermine la suite du processus thérapeutique.

La TEP-PSMA permet un diagnostic précis. Comme la TEP classique, elle fait appel à une solution marquée par une substance faiblement radioactive dont la demi-vie est très courte. Le traceur utilisé n’est pas du glucose comme dans la TEP conventionnelle, mais un antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA) radiomarqué. Celui-ci « illumine » les endroits du corps où il y a du tissu cancéreux sur l’image de la TEP/TDM (= PET-scan).
Cette technique ultra-sensible permet de mettre en évidence des foyers cancéreux même s’ils sont de petite taille. Le coût de l’examen est remboursé par l’assurance maladie de base en cas d’augmentation du PSA après une prostatectomie. En règle générale, une TEP/TDM au PSMA n’est judicieuse que lorsque le taux de PSA est supérieur à 0,2, car lorsque la valeur est inférieure à cette limite, la probabilité de découvrir quelque chose avec cette technique n’est que de 20 % environ. Plus le taux de PSA est élevé, plus la probabilité qu’une TEP/TDM au PSMA puisse localiser la récidive est élevée.

Il est important de noter qu’une radiothérapie, généralement recommandée en cas de hausse du PSA après une prostatectomie radicale, offre les meilleures chances de succès lorsque le taux de PSA est inférieur à 0.5.

Il nous manque certains documents et détails sur votre maladie pour pouvoir évaluer votre situation de façon précise. Je vous conseillerais de discuter de la suite des démarches avec votre médecin traitant, également pour ce qui est d’un éventuel recours à une TEP/TDM au PSMA.

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Atténuer les effets secondaires

Messagepar admin » mer. 8 déc. 2021 17:52

Question de M.:
Bonsoir
Je voudrais savoir si il existe un traitement pouvant atténué les effets secondaires notament faiblesse musculaire et douleurs osseuses du a la prise du zoladex injectable pendant plusieurs années
Actuellement mon père est sous
Xtandi comprimés 40mg 4cp le matin
Firmagon injectable 80 mg 1inj/ mois
Opéré d un cancer prostate il ya 8 ans par robot en france

Réponse du Dr Omlin:
Monsieur,
Vous faites bien de vous renseigner pour votre père sur comment soulager la douleur, améliorer la force musculaire et par la même améliorer la qualité de vie.
Pour un conseil spécifique, il serait nécessaire de disposer de plus d'informations sur la situation de la maladie de votre père. L'hormonothérapie (Firmagon ou Zoladex) entraîne généralement une lente diminution de la masse musculaire. On peut y remédier en pratiquant régulièrement des exercices de musculation et d'endurance, adaptés bien sûr à la situation individuelle et à l’état de santé.
Les douleurs osseuses sont certes mentionnées comme effets secondaires de ces thérapies, mais elles ne sont généralement pas la conséquence directe de l'hormonothérapie ou du traitement par XTANDI, mais ont généralement d'autres causes, comme par exemple des problèmes d'ostéoporose : des phénomènes d'usure dans les os (modifications dégénératives) qui peuvent éventuellement entraîner des problèmes accrus dans le cadre de la dégradation musculaire, une densité osseuse réduite et, dans ce contexte, éventuellement des fractures ostéoporotiques. Enfin, un contrôle insuffisant du carcinome de la prostate en rapport avec des métastases dans les os peut également être associé à des douleurs osseuses.
Nous recommandons à votre père de prendre contact avec son médecin traitant. Le cas échéant, il est également recommandé de demander un deuxième avis oncologique pour savoir si le traitement est encore suffisant ou si, en cas de très bonne et longue réponse, le traitement peut être réduit ou interrompu dans certaines circonstances.


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