2022 – Santé et tumeurs masculines

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2022 – Santé et tumeurs masculines

Messagepar admin » lun. 31 oct. 2022 10:38

2022 – Santé et tumeurs masculines
Avez-vous des questions au sujet de la santé ou/et des tumeurs masculines?
Posez-les dès le début du mois de novembre, et ce jusqu’à la mi-décembre 2022, des experts répondent par écrit à vos questions.


Dominik Abt, Dr méd., spécialiste en urologie, spécialisé en urologie opératoire, co-médecin-chef en urologie, Centre hospitalier Bienne
Guido Biscontin, spécialiste du dépistage à la Ligue suisse contre le cancer
Richard Cathomas, Dr med., privat-docent, spécialiste FMH en oncologie médicale et en médecine interne générale, médecin-chef adjoint du service d’oncologie et d’hématologie de l’Hôpital cantonal des Grisons
Aurelius Omlin, Dr méd., privat-docent, médecin oncologue, spécialiste des traitements médicamenteux des tumeurs uro-génitales, Centre oncologique Onkozentrum, Clinique Hirslanden Zürich

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Le traitement du myélome multiple augmente-t-il le risque de cancer de la prostate et des testicules ?

Messagepar admin » jeu. 3 nov. 2022 15:52

Question de PP
Bonjour
Traité à 57 ans au Melphalan et à la Lénalidomide suite à un myélome multiple, suis-je plus à risque de développer un cancer "masculin" ?

Réponse de PD Dr méd. Aurelius Omlin
Selon les informations scientifiques, l'utilisation d'agents alkylants peut être associée au développement de seconds cancers primaires (SPM). Le melphalan, en particulier, associé au lénalidomide et à la prednisone et, dans une moindre mesure, au thalidomide et à la prednisone, est lié à un risque accru de SPM solides chez les patients âgés atteints de myélome multiple nouvellement diagnostiqué. Le risque est toutefois relativement faible dans l'ensemble et doit être évalué dans le contexte global de l'âge, des diagnostics secondaires, d'autres facteurs de risque (tabagisme, alcool) ou d'une éventuelle prédisposition familiale aux tumeurs. Le mieux est de discuter de cette question pertinente avec votre oncologue traitant, en vue d'éventuels examens de dépistage.

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Nanoknife et thérapie par cellules dendritiques lors d’un cancer de la prostate

Messagepar admin » mar. 29 nov. 2022 10:21

Question de Roland
La thérapie par Nanoknife et par cellules dendritiques (TCD) est-elle reconnue dans le traitement du cancer de la prostate et remboursée par la caisse-maladie ?

Réponse d’Aurelius Omlin, Dr méd., privat-docent
Le Nanoknife (électroporation irréversible, IRE) se classe parmi les thérapies focales du cancer de la prostate. Les thérapies focales limitent leur action à la partie de la prostate atteinte par le cancer, sans toucher au reste de la glande. L’efficacité de ces thérapies n’est pas encore suffisamment établie, de sorte que les directives thérapeutiques ne les recommandent en principe pas. Dans certains cas bien particuliers, une thérapie focale (un traitement par ultrasons focalisés de haute intensité [HIFU], p. ex.) peut néanmoins être envisagée ; cela requiert toutefois un entretien-conseil approfondi et une pesée individuelle de la situation après étude de l’ensemble des résultats des investigations réalisées (taux de PSA, imagerie [IRM], biopsie, etc.). Dans deux tiers des cas environ, l’examen histopathologique effectué après ablation de la prostate met en évidence plus d’un foyer cancéreux. Bon nombre de ces foyers tumoraux sont minuscules et ne peuvent pas être décelés au moyen des techniques d’imagerie actuelles. Si la thérapie focale élimine uniquement les foyers cancéreux d’une certaine taille, les plus petits peuvent continuer à croître, ce qui peut nécessiter des traitements additionnels (nouvelle thérapie focale et/ou ablation de la prostate) et entraîne un risque accru de récidive et de métastases.

La thérapie par cellules dendritiques est en phase de test dans le cadre de projets de recherche à travers le monde. Une de ces thérapies cellulaires est le sipuleucel-T ; ce traitement n’est cependant autorisé qu’aux États-Unis pour des patients atteints d’un cancer de la prostate avancé, c’est-à-dire ayant déjà formé des métastases.

Ni le Nanoknife ni la thérapie par cellules dendritiques ne font partie des traitements reconnus du cancer de la prostate ; en conséquence, ces traitements ne sont pas pris en charge par l’assurance obligatoire des soins.


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